Je parcours avec plaisir des thés achetés il y a plusieurs années.
Cela me donne envie par moments de ressortir des archives certains posts publiés il y a plusieurs années, désormais cachés, quitte à les retravailler un peu. Cette partie publique devrait donc s'enrichir rapidement.
La plupart de ces thés ont d'ailleurs été proposés il y a quelques temps en vente sous forme d'échantillons, pour avoir le plaisir de les partager avec les intéressés.Ce n'est malheureusement pas le cas de celui-ci, car il ne me reste qu'une petite partie. Pour des raisons financières, j'ai loupé de peu les deux dernières galettes en vente, et je me suis contenté d'un large sample.
Houde, dont la boutique est désormais quasiment et l'arrêt et ce depuis plusieurs années, a proposé jusqu'en 2010-2011 environ d'excellents thés, certains avec un stockage sec mais qui a tout de même permis d'évoluer. Parmi ces thés, figurait deux Yi Chang Hao. La première n'était pas super intéressante pour moi, stockage trop humide, la deuxième, la Song Character, fait partie des thés que j'apprécie.
J'ai eu l'occasion de tester pas mal d'Yi Chang Hao de différentes années, probablement une bonne vingtaine. Deux sont sorties du lot. L'une est connue des parisiens car en vente à la M3T sous le doux nom de Galette 30. Une très belle pièce, mais il faut passer les toutes premières infusions pour en profiter pleinement. Pour moi le summum a été celle de Houde. On ne la boira pas pour ses saveurs, mais pour le bel équilibre qui se forme avec ce stockage, d'autant plus que le côté miel est désormais moins présent avec mon stockage double sachet depuis une petite dizaine d'années. En revanche, on dispose d'un thé très propre, sans quoi que ce soit qui dépasse. Un équilibre entre un qi certes présent mais sans l'être trop, une sorte de sagesse qui se dégage, du calme mais avec en même temps de la vivacité. J'ai l'impression de boire à la fois, en terme de sensations, les dan cong les plus purs vendus par PcT, une baotang 2012 d'EoT, un pu er grade B des années 50 que j'ai fini il y a récemment. En même temps, je ne suis pas envahi par le qi comme je pourrai l'être avec certains thés d'EoT, la remarquable KunMing Lan Yin du même HouDe, ou le Liu Bao Cha des années 50 de la M3T qui m'avait carrément rendu saoul !
Les infusions s'étalent avec un égal bonheur sur deux jours. Si les parfums s'effacent, d'autant plus que je continue à infuser court (moins de 30 secondes) les effets sur le corps demeurent encore après la vingtième infusion dont vous avez deux images ci-dessous.
jeudi 6 juin 2019
vendredi 24 mai 2019
Guide de l'Amateur de Thé Pu'er
Les éditions You Feng sont sans doute très connues des amateurs de livres s'intéressant à l'Asie, et à la Chine en particulier sur divers aspects. Le catalogue de cet éditeur est fourni de livres vraiment intéressants et de qualité, en tout cas pour ceux que j'ai achetés.
Les deux boutiques de l'Editeur (sises à Paris) proposent également à la vente des livres d'autres éditeurs, des accessoires de calligraphie, et sans doute d'autres choses.
C'est en allant dans la boutique sise au 13ème arrondissement que j'avais appris en octobre la sortie "très prochaine" d'un livre consacré au pu er, en français.
Je ne peux que louer l'éditeur de proposer un tel livre, sachant que la littérature sur le sujet n'est pas très développée, à moins de lire le chinois.
J'ai malheureusement dû attendre quelques mois, la sortie du livre a pris pas mal de retard ...
Sur l'aspect forme, on ne peut que louer la qualité de la production du livre, mise en page très agréable (malgré un format un peu grand), une couverture cartonnée, texte aéré.
Sur le fond désormais, j'avoue que mon avis est désormais plus mitigé, après une lecture plus complète que le premier rapport que j'avais eu au tout début.
Tout d'abord, ce livre traite de nombreux aspects, et j'ai pu y lire nombre d'informations sur l'histoire, sur les terroirs, les annexes sont également passionnantes pour certaines, mais malheureusement l'aspect parfois grosssièrement faux de choses que je connais par ailleurs me fait douter des choses que j'ignore.
Je reste toujours positivement surpris par le nombre de points abordés, mais du coup, peut-être en raison d'un nombre de pages maximal imposées (ou des connaissances limitées des auteurs), des points qui me paraissent importants dans un livre destiné à des amateurs réels semblent absents, de sorte que, de mon point de vue, ce livre s'adresse davantage à celui qui souhaiterait découvrir le pu er. C'est ainsi que, parmi de nombreux exemples relevés, la BaBaQingBing, ou de la firme ChangTai et notamment des YiChangHao, me semble relativement nécessaires sur un livre consacré à des amateurs. Sur ces points, comme sur beaucoup, les informations restent très parcellaires. Amusant par exemple, la tentative de description des saveurs des thés selon l'âge. Exercice d'autant plus difficile que les conditions de stockage y sont pour énormément. Toutefois, si par exemple page 94 on a un descriptif pour les thés datant de 1972 à 1997 (si-si une telle palette !!!), page précédente, la section "saveur des thés de cette époque" (années 50 à 72), cette section nous laisse sur notre faim la plus totale, se contentant de citer quelques thés de cette époque, sans même parler de leurs saveurs pourtant annoncés par le titre de la section ! En conclusion, sans naturellement vouloir prétendre à l'exhaustivité, il me semble que le livre, est resté très superficiel à des endroits majeurs, mais peut-être est-ce dû au volume des informations délivrées et des contraintes de nombre de pages.
Ce premier point est bien dommage car un réel effort de documentation a été fait, et j'ai appris plusieurs choses.
Comme nous allons désormais le voir sur quelques points, si ce livre contient pas mal d'informations nouvelles pour moi, il faut, comme à chaque fois, vérifier les informations lues.
Page 134, le caractère "ren" a son pinyin transformé en "gen". On est sans doute au niveau de la coquille orthographique, d'autant plus que ce caractère est l'un des premiers appris en chinois. Par acquis de conscience, je suis allé vérifié dans mon dictionnaire de chinois, certes non exhaustif, "gen" n'est pas répertorié dans le dictionnaire avec cette graphie. Là rien de dramatique, on est au niveau de la coquille.
Un peu plus gênant, l'affirmation sur la date d'apparition du thé blanc vieilli indiquée page 37 me semble visiblement fausse, contredite par un de mes propres achats d'une galette de thé blanc (achetée en 2004 et semblant sommeiller depuis quelques années chez le vendeur qui me l'avait explicitement vendu comme thé blanc vieilli). Par ailleurs, un de mes anciens étudiants m'avait offert une galette de YuYa de 2007, et comme pour celle achetée en 2004, je ne vois guère l'intérêt de compresser le blanc en galette si c'est pour le consommer sur sa fraicheur et donc un délai court. Il me semble donc que la compression récente de thés blancs en galette vise à le faire vieillir (qui va consommer sa galette de 357g de thé blanc dans les 4 mois de sa fraîcheur ?)
Par ailleurs, on sent l'influence de la participation de l'auteur à une certaine association (en l'occurrence animée par quelqu'un que je trouve très bien) ou certaines lectures, ce qui explique peut-être certaines piques contre certaines autres enseignes. On peut effectivement signaler, comme c'est indiqué page 77, que certains vendeurs peuvent vendre des shu récents et les faire passer pour des sheng de 15 ans, sans pour autant donner le lieu géographique. S'il me paraît essentiel d'éveiller l'attention du lecteur sur ce point, je pense que l'auteur aurait dû s'absenir de désigner quasi-explicitement un lieu. Guider un amateur, c'est aussi lui donner des clés pour que de lui-même il apprenne de ses erreurs. En l'occurrence sur le lieu qui semble visé, si effectivement la question des dates a fait l'objet de débats, selon des personnes plus autorisées que moi et indépendantes du lieu, au moins sur certains thés il a été démontré qu'il s'agissait bien de vieux sheng, dont l'âge a pu être sur-estimé, mais en tout cas il ne s'agit pas de shu récent que l'on fait passer pour de vieux sheng. Page 85 on lit deux informations (dont la deuxième est, je crois, exacte, et pour la première je ne sais pas), qui fait indirectement de la publicité pour une enseigne que j'adore, sur le plan humain et sur plusieurs de ces thés, mais qui pour moi en pu er (l'objet du livre) n'est pas dans mon top (bien qu'un ait été exceptionnel, la plupart des autres achetés là bas ne m'ont guère convaincu). Pour moi on est à la limite de la publicité déguisée, pour une enseigne certes excellente (je le répète), mais pas nécessairement en pu er, et de toutes façons je trouve la publicité déguisée regrettable dans un livre qui se veut un guide généraliste et non un guide d'achat (le titre n'est pas "mes lieux préférés pour acheter/boire du pu er"). Il me semble que le rôle d'un guide généraliste n'est absolument pas de prendre position, et de ne citer que DEUX associations, et discrètement UNE seule boutique, et cela est un énorme point faible. Paradoxalement la seule boutique citée de manière cachée est celle, parmi les boutiques que je fréquente encore, qui m'a le moins convaincu en pu er. Les auteurs semblent ou feignent ignorer l'existence d'un forum francophone, de nombreux blogs, l'existence de boutiques réelles ou en ligne aux choix de pu er nettement plus vastes (pour certaines) ou de producteurs directs, qui si elles ont chacune leurs qualités et leurs défauts, ont, en tout cas dans le monde du pu er, une place nettement plus importante que ses sources associatives/boutique. Si j'ai bien vu, les trois seuls noms de personnes indiquées dans l'index font référence à ces deux associations et au propriétaire de la boutique, les grands noms du pu er sont tous absents !
D'ailleurs parlant de source, je me demande s'il n'y a pas de coquille sur sa deuxième lettre d'information (page 168), le site n'est déjà plus accessible, seulement quelques jours après la sortie du livre.
On lit parfois des trucs clairement plus grossiers, par exemple page 105 que la petite théière (à gong fu cha) doit faire au moins 100 cl, avec comme argument que les feuilles de pu er sont de grande taille. Je passe sur le fait que 100 cl ça fait 1 litre et que personnellement je n'ai pas le souvenir d'avoir vu de gong fu cha avec des théières d'au moins 1 litre. Mais même acceptant la coquille orthographique et en lisant 100 ml, on peut être surpris alors que des vendeurs réputés proposent aussi pour leurs pu er des théières plus petites, et que même la boutique qui sert de référence à l'un des auteurs du livre vendait en les conseillant pour certains pu er des théières de 50 ml, en plus munie d'une filtre balle de golf ce qui ne favorise pas le déploiement des feuilles. Certains grades de feuilles, notamment de certains tuos ou carrés, des gong ting, se déploient sans problème dans des théières microscopiques, et une grande majorité des (environ) 400 références de pu er qui ont figuré dans la liste de thés en ma possession supporte sans aucun problème les infusions dans mes théières habituelles dont les volumes se situent entre 70 et 100 ml. Si l'auteur était sorti de ses uniques sources d'information, il aurait vu dans plusieurs boutiques internet ou physiques, que certaines théières de moins de 100ml sont recommandées par leurs vendeurs y compris pour le pu er, qui font souvent autorité dans le monde du pu er.
Ce 26 mai (update de l'article), je me fais un YunNan Yuan Bao, Da Du Gang de 1999 provenant de chez Houde (acheté il y a une petite dizaine d'années), dans ma théière de 80ml, les 4g de feuilles (dosage supérieur à celui recommandé sur leur livre page 107, on lit "un peu moins de 1,5 g pour 5 cl") on l'air de très bien se porter.
Je n'ai pas le temps d'écrire d'autres choses qui ont pu me surprendre, mais ces approximations, erreurs et surtout leur parti-pris sont bien dommage et pour moi c'est un réel point faible.
C'est d'autant plus dommage que les informations, certes à un niveau assez généraliste, sont de nature très variées (personnellement de nombreuses pages m'ont intéressé), de plus un tel livre a le mérite d'exister en français, et fait un peu baisser dans mon estime l'éditeur, qui est pourtant pour moi de grande qualité (si l'on excepte son site internet).
Pour autant, le livre m'apporte tout de même énormément d'informations -que je m'efforcerai du coup de recouper-, et je ne regrette absolument pas mon achat (je peux en l'occurrence le prêter à des connaissances qui découvrent le thé). A prendre donc avec ses faiblesses et un oeil critique, comme toujours.
Les deux boutiques de l'Editeur (sises à Paris) proposent également à la vente des livres d'autres éditeurs, des accessoires de calligraphie, et sans doute d'autres choses.
C'est en allant dans la boutique sise au 13ème arrondissement que j'avais appris en octobre la sortie "très prochaine" d'un livre consacré au pu er, en français.
Je ne peux que louer l'éditeur de proposer un tel livre, sachant que la littérature sur le sujet n'est pas très développée, à moins de lire le chinois.
J'ai malheureusement dû attendre quelques mois, la sortie du livre a pris pas mal de retard ...
Sur l'aspect forme, on ne peut que louer la qualité de la production du livre, mise en page très agréable (malgré un format un peu grand), une couverture cartonnée, texte aéré.
Sur le fond désormais, j'avoue que mon avis est désormais plus mitigé, après une lecture plus complète que le premier rapport que j'avais eu au tout début.
Tout d'abord, ce livre traite de nombreux aspects, et j'ai pu y lire nombre d'informations sur l'histoire, sur les terroirs, les annexes sont également passionnantes pour certaines, mais malheureusement l'aspect parfois grosssièrement faux de choses que je connais par ailleurs me fait douter des choses que j'ignore.
Je reste toujours positivement surpris par le nombre de points abordés, mais du coup, peut-être en raison d'un nombre de pages maximal imposées (ou des connaissances limitées des auteurs), des points qui me paraissent importants dans un livre destiné à des amateurs réels semblent absents, de sorte que, de mon point de vue, ce livre s'adresse davantage à celui qui souhaiterait découvrir le pu er. C'est ainsi que, parmi de nombreux exemples relevés, la BaBaQingBing, ou de la firme ChangTai et notamment des YiChangHao, me semble relativement nécessaires sur un livre consacré à des amateurs. Sur ces points, comme sur beaucoup, les informations restent très parcellaires. Amusant par exemple, la tentative de description des saveurs des thés selon l'âge. Exercice d'autant plus difficile que les conditions de stockage y sont pour énormément. Toutefois, si par exemple page 94 on a un descriptif pour les thés datant de 1972 à 1997 (si-si une telle palette !!!), page précédente, la section "saveur des thés de cette époque" (années 50 à 72), cette section nous laisse sur notre faim la plus totale, se contentant de citer quelques thés de cette époque, sans même parler de leurs saveurs pourtant annoncés par le titre de la section ! En conclusion, sans naturellement vouloir prétendre à l'exhaustivité, il me semble que le livre, est resté très superficiel à des endroits majeurs, mais peut-être est-ce dû au volume des informations délivrées et des contraintes de nombre de pages.
Ce premier point est bien dommage car un réel effort de documentation a été fait, et j'ai appris plusieurs choses.
Comme nous allons désormais le voir sur quelques points, si ce livre contient pas mal d'informations nouvelles pour moi, il faut, comme à chaque fois, vérifier les informations lues.
Page 134, le caractère "ren" a son pinyin transformé en "gen". On est sans doute au niveau de la coquille orthographique, d'autant plus que ce caractère est l'un des premiers appris en chinois. Par acquis de conscience, je suis allé vérifié dans mon dictionnaire de chinois, certes non exhaustif, "gen" n'est pas répertorié dans le dictionnaire avec cette graphie. Là rien de dramatique, on est au niveau de la coquille.
Un peu plus gênant, l'affirmation sur la date d'apparition du thé blanc vieilli indiquée page 37 me semble visiblement fausse, contredite par un de mes propres achats d'une galette de thé blanc (achetée en 2004 et semblant sommeiller depuis quelques années chez le vendeur qui me l'avait explicitement vendu comme thé blanc vieilli). Par ailleurs, un de mes anciens étudiants m'avait offert une galette de YuYa de 2007, et comme pour celle achetée en 2004, je ne vois guère l'intérêt de compresser le blanc en galette si c'est pour le consommer sur sa fraicheur et donc un délai court. Il me semble donc que la compression récente de thés blancs en galette vise à le faire vieillir (qui va consommer sa galette de 357g de thé blanc dans les 4 mois de sa fraîcheur ?)
Par ailleurs, on sent l'influence de la participation de l'auteur à une certaine association (en l'occurrence animée par quelqu'un que je trouve très bien) ou certaines lectures, ce qui explique peut-être certaines piques contre certaines autres enseignes. On peut effectivement signaler, comme c'est indiqué page 77, que certains vendeurs peuvent vendre des shu récents et les faire passer pour des sheng de 15 ans, sans pour autant donner le lieu géographique. S'il me paraît essentiel d'éveiller l'attention du lecteur sur ce point, je pense que l'auteur aurait dû s'absenir de désigner quasi-explicitement un lieu. Guider un amateur, c'est aussi lui donner des clés pour que de lui-même il apprenne de ses erreurs. En l'occurrence sur le lieu qui semble visé, si effectivement la question des dates a fait l'objet de débats, selon des personnes plus autorisées que moi et indépendantes du lieu, au moins sur certains thés il a été démontré qu'il s'agissait bien de vieux sheng, dont l'âge a pu être sur-estimé, mais en tout cas il ne s'agit pas de shu récent que l'on fait passer pour de vieux sheng. Page 85 on lit deux informations (dont la deuxième est, je crois, exacte, et pour la première je ne sais pas), qui fait indirectement de la publicité pour une enseigne que j'adore, sur le plan humain et sur plusieurs de ces thés, mais qui pour moi en pu er (l'objet du livre) n'est pas dans mon top (bien qu'un ait été exceptionnel, la plupart des autres achetés là bas ne m'ont guère convaincu). Pour moi on est à la limite de la publicité déguisée, pour une enseigne certes excellente (je le répète), mais pas nécessairement en pu er, et de toutes façons je trouve la publicité déguisée regrettable dans un livre qui se veut un guide généraliste et non un guide d'achat (le titre n'est pas "mes lieux préférés pour acheter/boire du pu er"). Il me semble que le rôle d'un guide généraliste n'est absolument pas de prendre position, et de ne citer que DEUX associations, et discrètement UNE seule boutique, et cela est un énorme point faible. Paradoxalement la seule boutique citée de manière cachée est celle, parmi les boutiques que je fréquente encore, qui m'a le moins convaincu en pu er. Les auteurs semblent ou feignent ignorer l'existence d'un forum francophone, de nombreux blogs, l'existence de boutiques réelles ou en ligne aux choix de pu er nettement plus vastes (pour certaines) ou de producteurs directs, qui si elles ont chacune leurs qualités et leurs défauts, ont, en tout cas dans le monde du pu er, une place nettement plus importante que ses sources associatives/boutique. Si j'ai bien vu, les trois seuls noms de personnes indiquées dans l'index font référence à ces deux associations et au propriétaire de la boutique, les grands noms du pu er sont tous absents !
D'ailleurs parlant de source, je me demande s'il n'y a pas de coquille sur sa deuxième lettre d'information (page 168), le site n'est déjà plus accessible, seulement quelques jours après la sortie du livre.
On lit parfois des trucs clairement plus grossiers, par exemple page 105 que la petite théière (à gong fu cha) doit faire au moins 100 cl, avec comme argument que les feuilles de pu er sont de grande taille. Je passe sur le fait que 100 cl ça fait 1 litre et que personnellement je n'ai pas le souvenir d'avoir vu de gong fu cha avec des théières d'au moins 1 litre. Mais même acceptant la coquille orthographique et en lisant 100 ml, on peut être surpris alors que des vendeurs réputés proposent aussi pour leurs pu er des théières plus petites, et que même la boutique qui sert de référence à l'un des auteurs du livre vendait en les conseillant pour certains pu er des théières de 50 ml, en plus munie d'une filtre balle de golf ce qui ne favorise pas le déploiement des feuilles. Certains grades de feuilles, notamment de certains tuos ou carrés, des gong ting, se déploient sans problème dans des théières microscopiques, et une grande majorité des (environ) 400 références de pu er qui ont figuré dans la liste de thés en ma possession supporte sans aucun problème les infusions dans mes théières habituelles dont les volumes se situent entre 70 et 100 ml. Si l'auteur était sorti de ses uniques sources d'information, il aurait vu dans plusieurs boutiques internet ou physiques, que certaines théières de moins de 100ml sont recommandées par leurs vendeurs y compris pour le pu er, qui font souvent autorité dans le monde du pu er.
Ce 26 mai (update de l'article), je me fais un YunNan Yuan Bao, Da Du Gang de 1999 provenant de chez Houde (acheté il y a une petite dizaine d'années), dans ma théière de 80ml, les 4g de feuilles (dosage supérieur à celui recommandé sur leur livre page 107, on lit "un peu moins de 1,5 g pour 5 cl") on l'air de très bien se porter.
Je n'ai pas le temps d'écrire d'autres choses qui ont pu me surprendre, mais ces approximations, erreurs et surtout leur parti-pris sont bien dommage et pour moi c'est un réel point faible.
C'est d'autant plus dommage que les informations, certes à un niveau assez généraliste, sont de nature très variées (personnellement de nombreuses pages m'ont intéressé), de plus un tel livre a le mérite d'exister en français, et fait un peu baisser dans mon estime l'éditeur, qui est pourtant pour moi de grande qualité (si l'on excepte son site internet).
Pour autant, le livre m'apporte tout de même énormément d'informations -que je m'efforcerai du coup de recouper-, et je ne regrette absolument pas mon achat (je peux en l'occurrence le prêter à des connaissances qui découvrent le thé). A prendre donc avec ses faiblesses et un oeil critique, comme toujours.
mercredi 15 août 2018
Mes pu er préférés
Toujours en train de préparer la revente de certains thé, j'ai regoûté une grosse partie de ma collection.
Je pense pouvoir proposer, probablement courant septembre, très proche des prix d'achat, nombre de thés en trois parties : ceux que je vends vraiment, ceux qu'éventuellement je suis prêt à partager (en général des thés que j'apprécie particulièrement mais dont j'ai une grosse quantité) et ensuite, selon le montant d'achat, l'accès à des thés qu'a priori je ne vends pas mais pour lesquels je veux bien vendre une petite partie. Les prix seront égaux, ou très proches, des prix d'achat, je ne souhaite en effet pas marger, sachant que vu les dates d'achats les prix ont souvent été multiplié par 2 ou 4, j'ai même quelques exemples où le prix a été multiplié par plus de 10. Volontairement, je ne revendrai que des thés que j'apprécie, mais dont je sais que je les boirai plus en raison de la quantité énorme que j'ai (pour tout boire, je devrais vivre environ jusqu'à l'âge de 190 ans !!!)
Je vendrai aussi un Zhong de la famille Peng acheté chez PostCardTeas (nettement moins cher que son achat) et peut-être quelques théières.
En attendant, je vous livre mes thés préférés à l'issue des dégustations que j'ai pu refaire.
Je vais volontairement supprimer ceux qui ont été acheté à la M3T, parce que beaucoup de références de cette boutique y figurent et cela ferait une liste très mono-orientée.
Dans un registre très différent, j'ai beaucoup apprécié la boutique HouDe, où beaucoup de produits ont été stockés secs (mais pas tous), et j'ai des souvenirs mémorables de la dégustation de la Hong Yin des 50', de leur 8582 de 1987, de leur Yi Chang Hao Song Character (la meilleure des 15 YCH de 99 que j'ai testé). Si je me limite aux références dont j'ai acheté au moins un exemplaire entier, j'ai été fan de leur 2000 KunMing Lan Yin, de la 2007 Chen Guang He Tang Hong Yin, la Ming Yuan Hao de 2001, mais aussi la 7542 Special HK. Je leur ai aussi acheté une mini galette et un champignon fait par la firme ChangTai (que j'apprécie tout particulièrement) pour la Taipei Tea Expo de 2006 et qui m'ont bien plu.
David d'Essence of Tea (Nadacha) a proposé quelques thés vraiment intéressants aussi. J'apprécie tout particulièrement son vrac (et sa galette) shu faits maison, dommage qu'il n'aie pas renouvelé son expérience. Il proposait aussi à ses débuts des thés "simples" mais efficaces à prix raisonnables, comme une brique shu des 80' (que je trouve nettement supérieure à ses derniers shu d'ailleurs), un tuo sheng des 90' et un gros Tuo des 80' (qui est longtemps resté à la vente chez lui). Il a eu également une magnifique 7532 Small Yellow Label. Des thés qui valent plus que leur coût et que je pense partager avec vous.
De manière plus variée en terme de fournisseur, j'avais acheté 1tong+1galette d'une ChangTai QianJiaFeng de 2010, que j'adore. Yunnan Sourcing m'a proposé aussi quelques très bonnes voire excellentes références, notamment un vrac Shu ou la meilleure FengQing sheng que j'ai goûtée à ce jour (hors G36 de la M3T). Grâce à Vivien de Thés de Chine, j'ai eu accès à sa boutique à une MengHai Zhen Cang de 1992 remarquable, et à la version 1993 chez une de ses connaissances, tout aussi remarquable.
Dans les firmes, j'apprécie en général tout particulièrement les thés de la marque ChangTai, de la marque MengKu, de la marque FengQing.
Même si parfois j'aime bien être bousculé, j'apprécie aussi les pu er jeunes lorsqu'ils sont plutôt sages mais avec tout de même des choses à raconter. Dans ces registres, majoritaires sont les pu er de Terre de Ciel, de la M3T, et les briques Dou Ji (ces dernières seront en vente).
Je pense pouvoir proposer, probablement courant septembre, très proche des prix d'achat, nombre de thés en trois parties : ceux que je vends vraiment, ceux qu'éventuellement je suis prêt à partager (en général des thés que j'apprécie particulièrement mais dont j'ai une grosse quantité) et ensuite, selon le montant d'achat, l'accès à des thés qu'a priori je ne vends pas mais pour lesquels je veux bien vendre une petite partie. Les prix seront égaux, ou très proches, des prix d'achat, je ne souhaite en effet pas marger, sachant que vu les dates d'achats les prix ont souvent été multiplié par 2 ou 4, j'ai même quelques exemples où le prix a été multiplié par plus de 10. Volontairement, je ne revendrai que des thés que j'apprécie, mais dont je sais que je les boirai plus en raison de la quantité énorme que j'ai (pour tout boire, je devrais vivre environ jusqu'à l'âge de 190 ans !!!)
Je vendrai aussi un Zhong de la famille Peng acheté chez PostCardTeas (nettement moins cher que son achat) et peut-être quelques théières.
En attendant, je vous livre mes thés préférés à l'issue des dégustations que j'ai pu refaire.
Je vais volontairement supprimer ceux qui ont été acheté à la M3T, parce que beaucoup de références de cette boutique y figurent et cela ferait une liste très mono-orientée.
Dans un registre très différent, j'ai beaucoup apprécié la boutique HouDe, où beaucoup de produits ont été stockés secs (mais pas tous), et j'ai des souvenirs mémorables de la dégustation de la Hong Yin des 50', de leur 8582 de 1987, de leur Yi Chang Hao Song Character (la meilleure des 15 YCH de 99 que j'ai testé). Si je me limite aux références dont j'ai acheté au moins un exemplaire entier, j'ai été fan de leur 2000 KunMing Lan Yin, de la 2007 Chen Guang He Tang Hong Yin, la Ming Yuan Hao de 2001, mais aussi la 7542 Special HK. Je leur ai aussi acheté une mini galette et un champignon fait par la firme ChangTai (que j'apprécie tout particulièrement) pour la Taipei Tea Expo de 2006 et qui m'ont bien plu.
David d'Essence of Tea (Nadacha) a proposé quelques thés vraiment intéressants aussi. J'apprécie tout particulièrement son vrac (et sa galette) shu faits maison, dommage qu'il n'aie pas renouvelé son expérience. Il proposait aussi à ses débuts des thés "simples" mais efficaces à prix raisonnables, comme une brique shu des 80' (que je trouve nettement supérieure à ses derniers shu d'ailleurs), un tuo sheng des 90' et un gros Tuo des 80' (qui est longtemps resté à la vente chez lui). Il a eu également une magnifique 7532 Small Yellow Label. Des thés qui valent plus que leur coût et que je pense partager avec vous.
De manière plus variée en terme de fournisseur, j'avais acheté 1tong+1galette d'une ChangTai QianJiaFeng de 2010, que j'adore. Yunnan Sourcing m'a proposé aussi quelques très bonnes voire excellentes références, notamment un vrac Shu ou la meilleure FengQing sheng que j'ai goûtée à ce jour (hors G36 de la M3T). Grâce à Vivien de Thés de Chine, j'ai eu accès à sa boutique à une MengHai Zhen Cang de 1992 remarquable, et à la version 1993 chez une de ses connaissances, tout aussi remarquable.
Dans les firmes, j'apprécie en général tout particulièrement les thés de la marque ChangTai, de la marque MengKu, de la marque FengQing.
Même si parfois j'aime bien être bousculé, j'apprécie aussi les pu er jeunes lorsqu'ils sont plutôt sages mais avec tout de même des choses à raconter. Dans ces registres, majoritaires sont les pu er de Terre de Ciel, de la M3T, et les briques Dou Ji (ces dernières seront en vente).
dimanche 27 août 2017
Stockage sous vide des pu er
Au début de la décennie, toujours dans la recherche de choses nouvelles, je me suis allé à une nouvelle mode : tenter le stockage sous vide de pu er non arrivés à maturité.
J'ai eu l'occasion d'ouvrir de temps à autre certains thés, et avant d'avoir un avis définitif j'ai attendu la dégustation du dernier, un thé de 2003, acheté chez Puerhshop, contenant pas mal de traces de stockage type cantonnais, bref pas sympa à boire en l'état sans être pour autant immonde.
A en croire l'étiquette, il a été mis sous vide en juillet 2011. Le sachet n'a été ouvert qu'une seule fois pendant quelques secondes, le temps d'enlever les fameux mini sachets rétention d'air, ce qui m'a été conseillé par un chimiste après analyse d'icelui.
Le thé est donc sorti de son hibernation (presque) sans air au bout de 6 ans. Il a été sinon constamment stocké dans les mêmes conditions que l'autre sample, qui lui respirait.
Dégustation à l'identique : deux mêmes zhongs, deux tasses identiques, poids quasi identiques (5,02g contre 4,99g), temps d'infusions identiques (pour une fois j'ai mesuré), 7 passages.
Comme j'ai pu le remarquer avec les autres tests, celui conservé sous vide est plus "clean", mais en même temps plus amorphe aussi. On a de la propreté au détriment d'une complexité. Pour ceux qui connaissent, on se rapproche de certains dancong de Post Card Teas.
Sur cet échantillon (un thé de 2003 stocké humide), je trouve que le gain du stockage sous vide est sans appel. En effet, on nettement moins ces saveurs désagréables dues au stockage antérieur. Le constat avait été en sens inverse pour les thés ayant eu une histoire plus sèche au départ. Les thés stockés à Paris mis sous vide immédiatement après ont perdu par rapport à leurs homologues que l'on a laissé poursuivre leur évolution ancestrale.
J'en profite pour signaler que bien entendu cela dépend nettement de vos conditions climatiques. L'évolution en proche banlieue parisienne a toujours été chez moi excessivement lente, mais n'a jamais mal tourné. Lors d'échanges ou d'achats avec d'autres amateurs et/ou amis, j'ai peu constater qu'il suffit d'aller ne serait-ce que 200 km à l'ouest (à une latitude équivalente) pour avoir un thé qui nécessite de mon point de vue une phase de repos de plus de 2 ans chez moi, alors qu'au contraire les thés stockés à 300km à l'Est sont en général remarquables. J'ai été très déçu par des achats de thé ayant vécu plus à l'Ouest, alors que stocké en IdF par le même amateur (et par moi) ou en Alsace ou encore dans le Sud, le même thé était remarquable ... Ces thés commencent à s'assagir, mais on sent que malgré une évolution plus rapide (est-ce nécessaire pour un thé de 30 ans ?) ils ont pris une route difficilement rattrapable.
J'ai eu l'occasion d'ouvrir de temps à autre certains thés, et avant d'avoir un avis définitif j'ai attendu la dégustation du dernier, un thé de 2003, acheté chez Puerhshop, contenant pas mal de traces de stockage type cantonnais, bref pas sympa à boire en l'état sans être pour autant immonde.
A en croire l'étiquette, il a été mis sous vide en juillet 2011. Le sachet n'a été ouvert qu'une seule fois pendant quelques secondes, le temps d'enlever les fameux mini sachets rétention d'air, ce qui m'a été conseillé par un chimiste après analyse d'icelui.
Le thé est donc sorti de son hibernation (presque) sans air au bout de 6 ans. Il a été sinon constamment stocké dans les mêmes conditions que l'autre sample, qui lui respirait.
Dégustation à l'identique : deux mêmes zhongs, deux tasses identiques, poids quasi identiques (5,02g contre 4,99g), temps d'infusions identiques (pour une fois j'ai mesuré), 7 passages.
Comme j'ai pu le remarquer avec les autres tests, celui conservé sous vide est plus "clean", mais en même temps plus amorphe aussi. On a de la propreté au détriment d'une complexité. Pour ceux qui connaissent, on se rapproche de certains dancong de Post Card Teas.
Sur cet échantillon (un thé de 2003 stocké humide), je trouve que le gain du stockage sous vide est sans appel. En effet, on nettement moins ces saveurs désagréables dues au stockage antérieur. Le constat avait été en sens inverse pour les thés ayant eu une histoire plus sèche au départ. Les thés stockés à Paris mis sous vide immédiatement après ont perdu par rapport à leurs homologues que l'on a laissé poursuivre leur évolution ancestrale.
J'en profite pour signaler que bien entendu cela dépend nettement de vos conditions climatiques. L'évolution en proche banlieue parisienne a toujours été chez moi excessivement lente, mais n'a jamais mal tourné. Lors d'échanges ou d'achats avec d'autres amateurs et/ou amis, j'ai peu constater qu'il suffit d'aller ne serait-ce que 200 km à l'ouest (à une latitude équivalente) pour avoir un thé qui nécessite de mon point de vue une phase de repos de plus de 2 ans chez moi, alors qu'au contraire les thés stockés à 300km à l'Est sont en général remarquables. J'ai été très déçu par des achats de thé ayant vécu plus à l'Ouest, alors que stocké en IdF par le même amateur (et par moi) ou en Alsace ou encore dans le Sud, le même thé était remarquable ... Ces thés commencent à s'assagir, mais on sent que malgré une évolution plus rapide (est-ce nécessaire pour un thé de 30 ans ?) ils ont pris une route difficilement rattrapable.
jeudi 17 août 2017
8582 de 1987 (Hou De Asian Art)
De plus en plus, je suis en train de me décider que je dois me débarasser de certains thés. L'achat d'un appartement certes plus grand mais que je prévois pouvoir contenir tout ce que j'ai entreposé ailleurs n'y est pas complètement étranger.
J'ai décidé en particulier de revisiter mes "valeurs sures" : 1992 et 1993 de Vivien, plusieurs thés de l'époque historique d'Houde, plusieurs thés M3T. En tout, une petite cinquantaine de thés différents, que j'avais délaissé depuis plus ou moins longtemps, souvent plusieurs mois. Cette période m'a aussi permis d'enterrer quelques thés dont je me disais que je n'en rachèterai jamais, tel le vrac 30 de la M3T. J'ai vécu avec les 100g achetés, et la dernière dégustation s'est faite sans regret.
Mais venons au sujet du jour : deux jours d'affilée, je me suis fait deux thés que je n'avais pas bu depuis 2 ans au moins ... Ce ne sont pas les meilleurs pour moi, mais ils ont chacun un intérêt.
J'ai tout d'abord eu l'immense plaisir de regoûter le vrac 16 de la M3T. Je n'avais pas le souvenir à quel point ce thé était très sympa. J'étais resté sur une image très positive, mais en me disant qu'il faisait partie de mes premiers achats en pu er (même si j'avais eu l'occasion d'en boire pas mal avant grâce à une amie vietnamienne), donc peut-être idéalisé. Eh bien non, c'est effectivement tout à fait agréable.
Le second est la 8582 "Chung-Guo Shan Jian" Sealed 8582 de la fin des 80', datée d'environ 1987 selon Houde. Disparu depuis longtemps de sa carte ... Un thé TRES assagi, moins vif au niveau du goût, que les autres 8582 de ces années que j'ai testées, mais beaucoup plus intéressant concernant les interractions avec la langue, les joues, le corps plus généralement ; nettement supérieur aux autres 8582 testées de ces années.
Si bien entendu j'ai été content d'acheter aussi des pu er récents, où le plaisir de la dégustation est différent, le plaisir de soutenir des producteurs actuels, directement ou indirectement également, pour en gros fêter ma 22ème année de connaissance du pu er, ma 15ème année des achats plus ou moins réguliers et ma 10ème d'achats plus conséquents, je suis ravi de revenir aux sources. Cela m'a permis de voir que malgré leurs défauts, les vendeurs que je fréquentais il y a une dizaine d'années ont vraiment proposé des produits sympas, à une époque où d'autres vendeurs à la mode actuellement écrivaient que les pu er ce n'est fait que pour être consommé dans les 2 ou 3 ans (vendeur qui en l'occurrence en propose maintenant des nettement plus anciens), ou autre vendeur très réputé actuellement, persuadé à l'époque que pu er=pu er shu.
Les deux images à venir concernent la 8582 de Hou de :
J'ai profité aussi de cet été pour faire quelques wulong mais aussi quelques thés japonais. J'aime bien de temps en temps, mais je n'en ferais pas de consommation courante.
dimanche 25 décembre 2016
Joyeux Noël
Joyeux Noël à tous,
Une petite photos des feuilles infusées hier :
- un Da Hong Pao (le Fragment of Imperial Tea Robe en vente chez PcT, 5g en théière DHP Xi Shi achetée chez YS il y a plusieurs années)
- un shu Yong De (le 2011 de la Yong De tea Factory, moins bon que la version 2007 mais tout de même très intéressant, environ 2g en théière Xi Shi achetée chez Thés de Chine il y a plusieurs années).
Deux dégustations qui ont ravi ...
Une petite photos des feuilles infusées hier :
- un Da Hong Pao (le Fragment of Imperial Tea Robe en vente chez PcT, 5g en théière DHP Xi Shi achetée chez YS il y a plusieurs années)
- un shu Yong De (le 2011 de la Yong De tea Factory, moins bon que la version 2007 mais tout de même très intéressant, environ 2g en théière Xi Shi achetée chez Thés de Chine il y a plusieurs années).
Deux dégustations qui ont ravi ...
samedi 22 octobre 2016
Pu Er 1995-A de Camelia Sinensis
Actuellement, je suis en train de finir le dernier thé qui me restait d'achats effectués dans la boutique Canadienne Camelia Sinensis.
J'y ai commandé deux ou trois fois, quelques wulong mais également quelques pu er.
Il me restait quelques wulongs anciens (bai hao 1958 et 1968), qui ont fait partie du lot de wulongs revendus récemment.
Pour les pu er, j'avais demandé à quelqu'un de bien introduit dans la boutique ce qui était leur haut de gamme. De la liste proposée, j'avais enlevé les thés qui provenaient de ma boutique parisienne (comme l'un des 1997, le fameux vrac 23, ou les cubes).
Les thés proposés étaient sympathiques, et un sortait du lot, il s'agissait de leur pu er 1995-A.
Il ne s'agit pas d'un thé que l'on boira pour les qualités propres aux pu er (qi ou longueur en bouche très pauvres), en revanche le profil aromatique est intéressant et son stockage typé HK a été assez propre. En fait, j'ai eu beaucoup de mal à me dire qu'il faudrait finir un jour ou l'autre ce sachet ... Je l'ai donc conservé relativement longtemps (peut-être 5 ans voire plus, pour un sachet de 50g !)
Bref, un thé sans prétention, mais qui a été vraiment sympa.
J'y ai commandé deux ou trois fois, quelques wulong mais également quelques pu er.
Il me restait quelques wulongs anciens (bai hao 1958 et 1968), qui ont fait partie du lot de wulongs revendus récemment.
Pour les pu er, j'avais demandé à quelqu'un de bien introduit dans la boutique ce qui était leur haut de gamme. De la liste proposée, j'avais enlevé les thés qui provenaient de ma boutique parisienne (comme l'un des 1997, le fameux vrac 23, ou les cubes).
Les thés proposés étaient sympathiques, et un sortait du lot, il s'agissait de leur pu er 1995-A.
Il ne s'agit pas d'un thé que l'on boira pour les qualités propres aux pu er (qi ou longueur en bouche très pauvres), en revanche le profil aromatique est intéressant et son stockage typé HK a été assez propre. En fait, j'ai eu beaucoup de mal à me dire qu'il faudrait finir un jour ou l'autre ce sachet ... Je l'ai donc conservé relativement longtemps (peut-être 5 ans voire plus, pour un sachet de 50g !)
Bref, un thé sans prétention, mais qui a été vraiment sympa.
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